Innovation ouverte

Afin d'encourager l'innovation dans le domaine des maladies touchant les pays en voie de développement, dans lesquels le retour sur investissement potentiel n'est pas le même que dans les pays développés, nous avons changé notre façon de penser en terme de propriété intellectuelle ainsi que notre façon de travailler avec les autres.

Notre stratégie d'innovation ouverte est vouée à promouvoir le changement, au-delà de GSK, en partageant notre expertise, nos ressources, notre propriété intellectuelle et notre savoir-faire avec des chercheurs externes et la communauté scientifique. Bien que cette démarche soit actuellement axée sur les maladies des pays en voie de développement, nous avons déjà commencé à adapter nos modèles d'innovation ouverte pour les appliquer à d'autres domaines marqués par d'immenses besoins médicaux non satisfaits et défis scientifiques, comme les maladies infectieuses et les maladies rares.

Le laboratoire ouvert de Tres Cantos

Nous nous engageons en faveur de la recherche de nouveaux traitements destinés à traiter des maladies qui touchent des millions de personnes dans les pays en voie de développement. Forts d'un riche héritage et d'une grande expertise dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments et vaccins, nous axons nos ressources scientifiques sur ce domaine majeur.

Notre centre de recherche spécialisé de Tres Cantos, en Espagne, se concentre sur plusieurs priorités sanitaires à l'échelle mondiale, comme le paludisme et la tuberculose. Nous travaillons en étroite collaboration dans le cadre de partenariats public-privé avec des groupes comme Medicines for Malaria Venture (MMV) et Global Alliance for TB Drug Development (TB Alliance).

Le laboratoire ouvert de Tres Cantos

En 2010, nous avons affirmé notre volonté « d'ouvrir » le campus de Tres Cantos pour permettre à des chercheurs de GSK de collaborer plus étroitement avec des universitaires, des organisations à but non lucratif et d'autres instituts de recherche.

Recherche sur le paludisme

En mai 2010, notre stratégie d'ouverture de l'accès à nos composés a connu un premier grand succès, avec la publication dans le journal Nature de plus de 13 500 composés prometteurs démontrant une activité contre le parasite à l'origine du paludisme, en vue de stimuler la recherche sur des nouveaux médicaments antipaludiques. Les structures chimiques ainsi que les données associées des tests sur ces composés sont désormais enregistrées sur de grands sites Internet scientifiques publics :

Cette approche ouverte nous a permis de partager nos données issues de la recherche sur le paludisme avec 14 instituts de recherche à travers le monde, et de nombreux projets de recherche ont vu le jour à la suite de ce partage. Après l'obtention d'un accès aux données, les chercheurs doivent accepter de faire entrer leurs résultats dans le domaine public, le but étant d'encourager au sein de la communauté scientifique la recherche collaborative sur cette maladie complexe.

Le groupe Medicines for Malaria Ventures (MMV), qui a en partie financé notre première recherche de composés actifs contre le paludisme, a également joué un rôle majeur dans cette approche open source. Le MMV a créé une « Boîte Box » qui rassemble les composés que nous avons donnés, ainsi que ceux d'autres groupes de chercheurs comme le St Jude’s Children’s Research Hospital et Novartis. La Boîte Paludisme a été envoyée à plus de 100 groupes dans le monde entier.

Plusieurs laboratoires participent également à un nouveau et passionnant projet de découverte de médicaments open source pour le paludisme (le premier en son genre) qui recourt à une nouvelle idée baptisée « science à livre ouvert ». Cette démarche consiste pour les chercheurs à publier en ligne leur carnet de recherche, avec toutes les données brutes et traitées, ainsi que tout support associé, au fur et à mesure que ces éléments sont ajoutés dans le carnet. Initiée par le laboratoire Todd de l'université de Sydney, aux côtés du MMV et du laboratoire de GSK de Tres Cantos, cette nouvelle pratique devrait permettre d'accélérer la collaboration.

Recherche sur la tuberculose

En octobre 2012, nous avons annoncé l'adoption d'une approche similaire de science ouverte dans la recherche sur la tuberculose, en plaçant dans le domaine public près de 200 composés potentiellement actifs contre la tuberculose. De la même façon que nous avions précédemment ouvert l'accès à nos données sur le paludisme, ces données sur la tuberculose seront en libre accès en ligne pour le public ; nous chercherons à publier ces informations dans un journal scientifique évalué par des pairs. Nous espérons que la divulgation de ces données encouragera une approche totalement ouverte dans la recherche sur la tuberculose, car nous pensons que celle-ci est essentielle pour accélérer le développement de nouveaux médicaments pour traiter cette maladie.

Recherche sur les kinétoplastidés

Les maladies dues aux kinétoplastidés, telles que la trypanosomiase africaine (maladie du sommeil), la leishmaniose et la maladie de Chagas, touchent environ 20 millions de personnes dans les pays en voie de développement et sont responsables d'environ 95 000 décès par an. Cependant, malgré les énormes souffrances qu'elles provoquent, ces maladies ont traditionnellement reçu peu d'attention, et il n'existe aucun traitement efficace. Afin de stimuler la recherche dans ce domaine, nous avons effectué entre 2012 et 2014 des travaux d'identification de composés actifs dans les infections à kinétoplastidés, similaires aux travaux que nous avions réalisés pour le paludisme et la tuberculose. En mars 2015, les résultats de cette démarche ont été publiés dans un journal scientifique évalué par des pairs; nous avons donné aux chercheurs l'accès aux 600 composés démontrant une activité potentielle en vue d'encourager la poursuite de la recherche dans ce domaine.

La fondation Tres Cantos Open Lab

Afin de soutenir les chercheurs invités et leurs projets de recherche, nous avons créé une fondation à but non lucratif, la Fondation Tres Cantos Open Lab, à l'aide d'un investissement initial de 5 millions de livres sterling, que nous avons doublé en 2012 (10 millions de livres sterling au total).

Depuis la création du laboratoire ouvert (« Open Lab ») il y a deux ans, 21 chercheurs d'instituts internationaux de renom y sont venus pour travailler sur 14 projets, et huit autres projets futurs ont été approuvés. L'un des projets ainsi réalisés a été mené par iThemba, une entreprise soutenue par le gouvernement d'Afrique du Sud. Cette dernière a travaillé au sein du laboratoire ouvert sur un projet visant à identifier des nouveaux composés potentiels contre la tuberculose, en particulier la tuberculose multirésistante ou ultrarésistante et la tuberculose associée au VIH-SIDA. D'autres projets sont en cours à Tres Cantos et portent sur la tuberculose, le paludisme, la maladie de Chagas, la leishmaniose et la maladie du sommeil.

L'ambition de l'Open Lab est d'avoir en permanence environ dix projets en cours à Tres Cantos. La majorité de ces projets seront financés par la Fondation Tres Cantos Open Lab.

En ouvrant le centre à davantage de coopérations, et en poursuivant notre démarche d'innovation ouverte, nous souhaitons fournir un volume important de données sur les maladies négligées. Nous espérons que ces connaissances donneront lieu à la découverte et au développement de nouveaux médicaments tant attendus et nécessaires, créant ainsi le plus éminent établissement de recherche collaborative au monde.

En savoir plus sur les projets actuels de Tres Cantos

Parc scientifique sur le site de Stevenage

Situé en plein cœur d'un groupe de centres universitaires d'excellence et de sociétés pharmaceutiques, le campus Stevenage Bioscience Catalyst est un centre névralgique majeur pour les entreprises de biotechnologies émergentes. Il fournit à des petites et moyennes entreprises et start-ups spécialisées dans les biotechnologies et les sciences de la vie, un accès à une expertise, des réseaux et des installations scientifiques dont seules des grandes multinationales pharmaceutiques peuvent généralement bénéficier.

L'un des principaux objectifs du campus Stevenage Bioscience Catalyst est d'être à l'avant-garde de la culture d'innovation ouverte, qui offrira au secteur britannique des biosciences une position privilégiée dans la découverte biomédicale à l'échelle internationale et fournira des solutions de pointe en matière de soins de santé.

Notre engagement

Le campus de Stevenage est le fruit d'un partenariat unique entre GSK, le Département britannique des affaires, de l'innovation et du savoir-faire, le Wellcome Trust, l'Agence de développement de l'Est de l'Angleterre ainsi que le Comité britannique de stratégie technologique (Technology Strategy Board). GSK a fourni les terrains, les installations ainsi qu'un investissement de près de 11 millions de livres sterling, en vue de construire et lancer le campus.

Le campus a ouvert ses portes le 9 février 2012, en accueillant dès le premier jour son premier locataire, Aptiv Solutions.

Des installations et des opportunités

Alors que l'objectif à long terme est de multiplier par cinq ses capacités, le campus Stevenage Bioscience Catalyst offre d'ores et déjà des équipements et des opportunités commerciales dont l'accès serait normalement impossible à toute petite ou moyenne entreprise.

Outre ses excellentes installations scientifiques, Stevenage Bioscience Catalyst offre aussi de précieuses opportunités de création de réseaux scientifiques et commerciaux. Les locataires conservent une totale indépendance et restent libres d'interagir avec tous partenaires commerciaux de leur choix.

Un laboratoire ouvert pour les maladies non transmissibles (MNT) en Afrique

En Afrique et dans les pays en voie de développement, les maladies non transmissibles, telles que le cancer et le diabète, constituent une menace grandissante. Selon les projections actuelles, d'ici à 2020, les augmentations les plus importantes des cas de décès attribuables aux MNT, toucheront l'Afrique.

Une approche innovante est indispensable pour s'attaquer à ce problème. Ainsi, nous nous appuyons sur le succès de notre laboratoire ouvert de Tres Cantos, afin de mettre en oeuvre le premier Open Lab de R&D dédié aux maladies non transmissibles. Nous espérons que l'approche collaborative que nous adoptons pour lutter contre les maladies des pays en voie de développement nous permettra aussi de mieux comprendre les MNT en Afrique.

Dans le cadre du nouveau laboratoire de R&D sur les MNT en Afrique, des chercheurs de GSK seront amenés à collaborer avec des centres de recherche et des centres scientifiques de toute l'Afrique depuis notre site de R&D de Stevenage, au Royaume-Uni. Leurs travaux de recherche viseront à améliorer la compréhension des MNT en Afrique et à imaginer des stratégies de prévention et de traitement.

Le laboratoire ouvert tentera notamment de mieux comprendre les différences observées dans les manifestations des MNT en Afrique, notamment la prévalence plus élevée de l'hypertension résistante au traitement ainsi que les cancers du sein agressifs chez les femmes plus jeunes.
Le laboratoire poursuit l'ambition de fournir toutes les connaissances nécessaires pour concevoir des stratégies de prévention et de traitement et de permettre aux chercheurs universitaires et industriels de découvrir et de développer des nouveaux médicaments répondant aux besoins spécifiques des patients africains.

Le laboratoire ouvert financera directement la formation et l'éducation des chercheurs scientifiques africains qui participeront à un éventail de projets, afin de consolider l'expertise locale et de créer une nouvelle génération de spécialistes africains des MNT.

WIPO Re:Search

Dans le cadre de notre engagement en faveur de la lutte contre les problèmes de santé dans le monde, nous avons rejoint en tant que membre fondateur WIPO Re:Search, une nouvelle plate-forme d'innovation ouverte dont le but est d'aider à accélérer le développement de traitements nouveaux et plus efficaces contre les maladies tropicales négligées, telles que la dengue, la rage,maladie de Chagas, ainsi que le paludisme et la tuberculose.


WIPO Re:Search constitue un consortium d'organisations privées et publiques financé par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) en collaboration avec BIO Ventures for Global Health (BVGH).


Cette collaboration fait suite à l'initiative de rassemblement pour l'innovation ouverte contre les maladies tropicales négligées (Pool for Open Innovation against Neglected Tropical Diseases) lancée en février 2009 avec des brevets de GSK et d'Alnylam Pharmaceuticals. Ce rassemblement d'actifs de propriété intellectuelle (PI) a été le premier des efforts visant à empêcher la PI d'agir comme un frein à la recherche sur les maladies tropicales négligées.


Une approche coordonnée pour le développement de nouveaux traitements contre ces maladies, qui touchent de manière disproportionnée les pays les moins développés, est nécessaire. Si nous voulons être à la hauteur des besoins de développement de médicaments pour améliorer la santé dans le monde, de nouveaux partenariats et de nouvelles approches doivent être mis en place entre organisations, selon une nouvelle façon de penser, qui serait plus innovante, plus flexible, et accepterait une plus grande prise de risques. Nous nous engageons à participer activement à cette démarche.

Pour de plus amples informations, visitez le site Internet WIPO Re:Search.